On pouvait s’y attendre : comme c’est le cas après chaque catastrophe naturelle ou politique, les romans sur le tremblement de terre en Haïti allaient envahir les librairies. Suffisamment de temps s’est écoulé depuis les évènements jusqu’à aujourd’hui, pour que les premiers écrivains en mal d’inspiration ne s’approprient ce thème vendeur et actuel, sans pour autant être taxés d’opportuniste ou de pervers. Et pourtant, le roman de Victor Marvin, Corps mêlés, évite tous les écueils que l’on aurait pu imaginer, ce premier récit, publié chez Gallimard, d’un jeune haïtien de 28 ans enchante, séduit et bouleverse.


