Parler de Nadar, c’est attaquer un mythe, ou presque. Tout le monde, sous ces cinq lettres, qui ne sont que le pseudonyme de Félix Tournachon, sait voir le photographe qui a génialement figé le faciès des plus grands écrivains de son siècle. Il n’y a qu’à voir son portrait de Nerval pour deviner la candeur de son caractère, celui de l’utopiste Jean Journet dont le regard semble avoir découvert le pays idéalisé par Thomas More ou encore celui de Murger, qui traduit par l’image la formule que Théophile Gautier répétait volontiers à son propos : « ce sourire qui retient une larme ». Mais il y a des femmes aussi : le portrait de Georges Sand en Louis XIV est magistral, celui de l’écrivain Juliette Adam ou encore l’angélique portrait de Sarah Bernhardt.
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